Comte de Fiers, 6.4.1912, to Asta Nielsen
(English translation at the bottom of the page)
Marseille, le 6 Avril 1912.
Ma chere Asta,
Un jour que je passai en plein centre Marseille je t'ai vu. Oui je t'ai vu et certe l[?] ce jour là j'ai souffert et je vois que ma souffrance contenue et que malgre moi je t'aime a en Mourrir que car je ne peut plus vivre sans toi. T[*?]oi tu ne me connais pas; surement non Mais que cela ne tienne je veut que tu m'écrive a Marseille et qu'un jour que tu viendrai que je te voi; en un mot je voudrais savoir si dans ton coeur de tragedienne il n'y aurai pas une place de libre pour moi car je souffre atrocement et c'est pourquoi je me decide à t'ecrire cette lettre. J'espere qu'elle te passiendra[?] car je ne sais pas du tout ton adresse. Si tu veut absolument voir[?] combien je t'aime et combien je veut te posseder, je te le prouverais quand tu vondras car ma Cherie je possède une fortune assez forte pour payer tous tes caprices je ne t'en dis pas plus long car je te dis je ne sais pas si cette missexe[??] te parviendra. Toujours à toi pour la Vie
Comte de Fiers
Chateau.
La Vallebarelle.
St. Antoine.
Banlieue de Marseille.
(France).
Inutile de dire: ne m'ecris jamais à domicile.
ecris moi . - . P.Q.S.
No. 100. -
poste Restante.
Capucines.
Marseille.
Marseille, April 6, 1912.
My dear Asta,
One day, while I was walking through the heart of Marseille, I saw you. Yes, I saw you, and certainly that day I suffered, and I realize that my suffering is pent up and that, despite myself, I love you to the point of death than because I can no longer live without you. You don’t know me; surely not. But never mind—I want you to write to me in Marseille, and one day when you come, I want to see you. In short, I’d like to know if, in your heart as a tragedienne, there might be a place for me, for I am suffering terribly, and that is why I’ve decided to write you this letter. I hope this letter finds its way to you, for I have no idea what your address is. If you absolutely want to see just how much I love you and how much I want to possess you, I will prove it to you when you come, for, my darling, I possess a fortune large enough to pay for all your whims. I won’t say any more, for, as I told you, I don’t know if this letter will ever reach you. Yours forever
Count de Fiers
Chateau.
La Vallebarelle.
St. Antoine.
Outskirts of Marseille.
(France).
Needless to say: never write to me at home.
Write to me . - . P.Q.S.
No. 100. -
Post Office Box.
Capucines.
Marseille.
(University Library Lund, Asta Nielsen collection)
